Programme TV du dimanche soir en audiodescription

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Yves Saint-Laurent (2014), biopic de Jalil Lespert. Description de l’image. Yves Saint-Laurent (joué par Pierre Niney) & Pierre Bergé (interprété par Guillaume Galienne) sont assis l’un à coté de l’autre à une table de restaurant. A gauche, le célèbre créateur de mode regarde amusé son voisin de table, la main sur la joue.

Vous avez surement remarqué que le dimanche soir est le moment où le plus de films sont programmés à la télévision mais aussi en audiodescription ! Bonne nouvelle pour  les intéressés, pas moins de quatre chaines vont diffuser ce soir cinq films audiodécrits. Le choix va donc être vaste.

Si vous êtes amateurs comme moi des biopics, vous pourrez voir ou revoir Yves Saint-Laurent à 20h55 sur France 2, sorti en 2014. Je l’ai raté en salles mais connaissant le talent des deux acteurs principaux Pierre Niney et surtout Guillaume Gallienne, je ne peux que vous le conseillez. Excellent dans Guillaume et les garçons à table (d’ailleurs disponible en audiodescription en DVD), il prête sa voix chaque dimanche sur France Inter dans son émission de lecture, Ca peut pas faire de mal. D’ailleurs, France Inter rediffuse l’émission « L’éloge de la Bêtise » lu en public le 26 novembre 2016. Molière, Flaubert, Dostoïevski,  Baudelaire, Kundera et bien d’autres sont au rendez-vous. Vous pouvez réécouter cette émission en cliquant sur la page suivante : Ça peut pas faire de Mal sur France Inter

Vous le savez, Arte n’est jamais en reste quand il s’agit d’audiodescription même si je regrette depuis quelques mois que la page des programme en audiodescription diffusés sur la chaîne n’ait pas été intégrée à leur nouveau site. A la même heure, vous pouvez revoir Highlander (1988) avec Christophe Lambert et Sean Connery. C’est un film culte, bien sûr qui mérite de ne pas passer à coté même s’il a un peu mal vieilli.

France 4 propose carrément toute une soirée en audiodescription pour les amoureux de Marcel Pagnon avec en début de soirée  Manon des sources (1986) et dès 22h45, Jean de Florette. Ce diptyque de Claude Berri devrait en séduire plus d’un(e) !

Enfin, Claude Chabrol avec Merci pour le chocolat est mis à l’honneur ce soir à 21h sur HD1. Jacques Dutronc et Isabelle Huppert, récompensée pour son rôle en 2000 notamment au Festival international de Montréal. Adapté du roman de Charlotte Armstrong, ce drame familial psychologique va vous faire cogiter tant il sème le doute dans nos certitudes de spectateur.

Et si vraiment, rester dans votre canapé ne vous tente pas ce soir, vous pouvez toujours profiter de la riche programmation du cinéma en audiodescription à Lyon, dans le Grand Lyon, à Grenoble et à Roanne. Suivez le lien suivant pour trouver votre séance : mon récapitulatif des séances cinéma en audiodescription de la semaine.

Merci à Handicapzéro de fournir un moteur de recherche  (cliquez sur l’hyperlien pour y accéder) aussi simple d’utilisation qui m’a permis de vous conseiller ces films en audiodescription.

Allez, bon plateau télé et bonne soirée en audiodescription !

 

[Semaine du 26 juillet au 1er août] Cinéma en audiodescription (Lyon, Grand Lyon, Grenoble & Roanne)

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Valérian et la cité des mille planètes de Luc Besson. Avec Dane DeHaan (dans le rôle de Valérian, au centre de l’image) Description. Dans un décor futuriste de vaisseau spatial, Valérian, la main sur son arme, se tient à l’affût, le regard alarmé. Il est de profil, la tête tournée vers la gauche, le buste bien droit. Il porte une combinaison noire .

Pour les cinéphiles, cette semaine va être très riche en émotions et en audiodescription ! Très attendu, le dernier Luc Besson, adapté de l’univers des bandes-dessinées de science-fiction Valérian et Laureline datant des années 70, sort aujourd’hui ! Ce space opera devrait ravir les amoureux du genre comme moi. Je garde un très bon souvenir de l’anime de 2008 bien que la bande-dessinée le dépasse en qualité. En tout cas, ce film a l’air épique à souhait. Faites vous votre propre idée avec la bande-annonce ci-dessous :

Valérian et la Cité des Mille Planètes est projeté en audiodescription dans trois cinémas du Grand Lyon : aux Alizés à Bron, au cinéma Gérard Philipe à Vénissieux et à St-Priest au cinéma Le Scénario. Les Roannais pourront quant à eux aller au Grand Palais pour profiter de l’audiodescription et d’une bonne dose de science-fiction en prime.

Si vous êtes tenté par un film plus réaliste sur la Seconde guerre mondiale, Dunkerque de Christopher Nolan est fait pour vous et disponible en audiodescription toujours à Bron, Vénissieux et Roanne. Dans mon entourage, je n’ai entendu que des éloges de ce film qui, à ce qui parait, secoue les tripes.

Personnellement, après avoir vu Ava de Léa Mysius, je ne peux que vous conseiller de courir aller le voir tant qu’il est encore à l’affiche au Lumière Fourmi (Lyon) et au cinéma Le Club (Grenoble). Si vous n’avez jamais entendu parler de ce petit bijou du jeune cinéma français, j’ai écrit cette semaine une critique plus que positive d’Ava (cliquez sur l’hyperlien suivant pour la lire) qui devrait vous convaincre.

Voici donc le récapitulatif des programmes en audiodescription des séances de cinéma de la semaine à Lyon, dans le Grand Lyon, à Grenoble et à Roanne, avec le détail des horaires.

Semaine du 26 juillet au 1er août 2017

LYON

A Lyon, le cinéma Lumière Fourmi diffuse toutes les semaines plusieurs films en audiodescription. 

Accès : 68 Rue Pierre Corneille, 69003 Lyon – Tram T1 « Saxe-Préfecture » ou C3, C9, C13, C14, 27 – arrêt « Saxe/Lafayette ».

  • Ava de Léa Mysius. Séances le 26/07 (à 20h15), le 27/07 (à 18h15), le 28/07 (à 20h20) le 29/07 (à 18h05), le 30/07 (à 20h), le 31/07 (à 16h) et le 1/08 (à 18h).
  • Le Grand Méchant Renard (Jeune Public). Séances les 27/07, 28/07, 31/07 et le 1/08 à 16h.
  • L’Amant double de François Ozon avec Jérémie Renier. Séances les 26/07 et 27/07 à 18h, le 28/07 à 20h30, le 29/07 à 20h15, le 31/07 à 18h10 et le 1/08 à 16h.

Toujours à Lyon, les salles UGC proposent chaque semaine une liste plutôt intéressante et grand public de films disponibles en audio-description. Il faut se présenter à l’accueil pour que le personnel vous mette à disposition un casque et du matériel d’audiodescription.

ATTENTION. Le site des UGC a été actualisé. Pour accéder à la page d’accessibilité, criquez sur l’onglet « Accessibilité » en haut de page à droite avant la liste des films à l’affiche.

UGC Part-Dieu

  • BABY BOSS 
  • LES SCHTROUMPFS ET LE VILLAGE PERDU
  • PIRATES DES CARAÏBES
  • WONDER WOMAN
  • LA MOMIE
  • EVERYTHING EVERYTHING
  • LE MANOIR
  • MON POUSSIN
  • MOI MOCHE ET MECHANT 
  • LOUE MOI 
  • SPIDERMAN 
  • OZZY 
  • LA COLLE 
  • LES AS DE LA JUNGLE 
  • SALES GOSSES
  • BABY DRIVER

UGC Cité Internationale

  • MON POUSSIN
  • BABY BOSS
  • GRAND MECHANT RENARD
  • PIRATES DES CARAIBES
  • WONDER WOMAN
  • LOUE MOI
  • LES EX
  • MOI MOCHE ET MECHANT
  • EMBRASSE MOI

UGC Confluence 

  • LES SCHTROUMPFS ET LE VILLAGE PERDU
  • CE QUI NOUS LIE
  • LE GRAND MECHANT RENARD,
  • LES AS DE LA JUNGLE,
  • SPIDERMAN: HOMECOMING VF
  • MOI MOCHE ET MECHANT 3 VF
  • LA COLLE
  • SALES GOSSES

UGC Astoria (Accès Métro A : Masséna)

  • VISAGES VILLAGES
  • MOI, MOCHE TE MÉCHANT 3 à 11h00, 13h55, 15h50

GRAND LYON

A Villeurbanne, le cinéma associatif Le Zola propose une partie de sa programmation en audiodescription. Ce cinéma est équipé du dispositif Twavox pour toutes les séances accessibles.

Accès : 117, cours Emile Zola / Métro A – République Villeurbanne.

Du 26 au 30 juillet :

  • Les hommes du feu de Pierre Jolivet sur les péripéties d’une caserne de pompiers dans le sud de la France. Séances le 26/07 (à 20h45), le 27/07 (à 18h45), le 28/07 (à 20h) le 29/07 (à 20h45) et le 30/07 (à 18h30).
  • Jeune public : Moi, moche et méchant 3, suite des aventures de Balthazar Bratt. Séances le 26/07 (à 16h15), le 28/07 (à 17h30) le 29/07 et le 30/07 (à 16h15).

A Bron, le cinéma Les Alizés est lui aussi équipé de l’audiodescription.

Accès : 214, avenue Franklin Roosevelt / Tram T2 ou T5 – Arrêt Les Alizés.

A l’affiche cette semaine :

  • Valérian et la cité des milles planètes de Luc Besson. Séances le 26/07 (à 14h, 17h et 20h15), le 27/07 (à 14h et 20h15), le 28/07 (à 14h et 20h45) le 29/07 (à 14h et 20h15), le 30/07 (à 14h), le 31/07 (à 14h et 18h15) et le 1/08 (à 14h, 17h et 20h15).
  • Dunkerque de Christopher Nolan. Séances le 27/07 (à 17h), le 28/07 (à 21h) le 29/07 (à 21h), le 30/07 (à 16h45), le 31/07 et le 1/08 (à 16h).
  • The Circle de James Ponsoldt avec Emma Watson et Tom Hanks. En VOSTFR. Séances le 26/07 (à 16h), le 27/07 (à 18h et 21h), le 28/07 (à 16h et 18h30) le 29/07 (à 17h), le 30/07 (à 16h), le 31/07 (à 18h15 et 20h45) et le 1/08 (à 18h15). 
  • Les Hommes du Feu. Séances le 26/07 (à 20h30), le 27/07 (à 19h15), le 28/07 (à 16h 45) le 29/07 (à 16h), le 30/07 (à 18h15), le 31/07 (à 16h30) et le 1/08 (à 20h30). 
  • Moi, moche et méchant 3. Séances le 26/07 (à 14h), le 27/07 (à 14h et 16h) et les 28/0729/0730/0731/07 et le 1/08 (à 14h).

A Vénissieux, le cinéma Gérard Philipe projette plusieurs films en audiodescription. Vous pouvez directement accéder à sa page d’accessibilité ici (ouvrir l’hyperlien), actualisée semaine.

Accès : 12 avenue Jean-Cagne (Tram T4 : arrêt Division-Leclerc / Bus 12 : arrêt Herriot-Cagne)

A l’affiche cette semaine :

  • Dunkerque. Séances le 26/07 (à 16h15, 18h15 et 20h30), le 27/07 (à 14h30, 16h30 et 18h30), le 28/07 (à 14h15, 16h15 et 20h30), le 29/07 (à 14h30, 16h30 et 18h30), le 30/07 (à 14h15 et 16h15), le 31/07 (à 16h15, 18h15 et 20h30) et le 01/08 (à 14h15, 16h15 et 20h30).
  • Valérian et la cité des mille planètes. Séances les 26/07 (à 14h, 16h15 en 3D et 20h), 27/07 (à 14h30, 17h en 3D et 20h), 28/07 (à 14h, 16h15 en 3D et 20h), 29/07 (à 14h30, 17h 3D et 20h), 30/07 (à 14h30 et 17h en 3D), 31/07 (à 14h, 16h15 en 3D et 20h) et le 01/08 (à 14h30, 17h en 3D et 20h).
  • Spiderman Homecoming. Séances le 26/07 (à 18h15), le 27/07 (à 20h30), le 28/07 (à 18h15), le 29/07 (à 20h30), le 30/07, le 31/07 et le 01/08 à 18h15.
  • Moi Moche et méchant 3. Jeune Public. Séances les 26/07 et 31/07 à 14h30 et les 27/07, le 28/07, le 29/0730/07 et 01/08 à 18h30.
  • Les As de la jungle. Jeune Public. Séances tous les jours à 14h30 et 16h30.
  • Mon poussin. Séances les 26/07, 28/07 et 31/07 à 20h30.

A St-Priest, le cinéma Le Scénario propose parfois sa programmation en audiodescription. 

Accès : place Charles-Ottina (à proximité  Tram T2 arrêt « Saint-Priest Hotel de Ville » ou « Esplanade des arts »).

  • Valérian et la cité des mille planètes. Séances les 26/07 (à 14h, 18h15 en 3D et 20h45), 27/07 (à 14h en 3D et 18h30), 28/07 (à 14h, 18h et 20h30 en 3D), 29/07 (à 14h en 3D, 18h et 20h30), 30/07 (à 14h et 18h30 en 3D) et le 01/08 (à 14h, 18h15 en 3D et 20h45).
  • Spiderman Homecoming. Séances le 26/07 (à 16h), le 27/07 (à 16h), le 28/07 (à 16h), le 29/07 (à 20h45), le 30/07 (à 16h) et le 01/08 à 20h30.
  • Grand Froid, comédie franco-belge de Gérard Pautonnier. Séances le 26/07 (à 20h30), le 27/07 (à 18h30), le 28/07 (à 20h45), le 29/07 (à 16h), le 30/07 (à 18h30) et le 01/08 à 16h30.
  • Cherchez la femme, comédie française de Sou Abadi. Séances le 26/07 (à 18h30), le 27/07 (à 14h), le 28/07 (à 18h30), le 29/07 (à 18h30) et le 01/08 à 18h.

DANS LA RÉGION AUVERGNE RHÔNE-ALPES.

A Grenoble, le cinéma Le Club intègre l’audiodescription à sa programmation mensuelle. Le cinéma recommande aux spectateurs de venir muni d’un casque avec prise jack standard. Vous êtes grenoblois ? Cliquez sur le titre du film pour y lire le synopsis et les horaires.

Accès : 9bis Rue du Phalanstère. (A proximité : Tram A ou B arrêt « Alsace-lorraine »)

  • Ava de Léa Mysius. Ecoute & BRAILLE vous recommande Ava (cliquez sur l’hyperlien pour lire ma critique.); Séances les 26/07, 27/07, le 28/07, 29/07 et le 01/08 à 15h30 et le 30/07 à 14h30.

A Roanne, le cinéma Le Grand Palais propose toute sa programmation en audiodescription. Cliquez sur le lien pour en savoir plus sur les horaires exacts.

Accès : Cours de La République à proximité de la gare de Roanne. 

Les sorties de la semaine :

Toujours à l’affiche cette semaine : 

Bonne séance en audiodescription !

« Ava » (2017) de Léa Mysius (en audiodescription)

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Noée ABITA dans Ava de Léa Mysius.

Il y a des films qui vous happent dès leur bande-annonce, ça a été mon cas pour Ava de Léa Mysius, découvert grâce à mes petites recherches pour le récap’ de la semaine des programmes en audiodescription au cinéma. (Cliquez sur l’hyperlien pour en savoir plus) Riche de ma découverte,  j’ai voulu la partager avec ma moitié malvoyante parce qu’il était diffusé en audiodescription et là, badaboum… la magie n’a pas opéré. J’étais emballée, lui, beaucoup moins, un peu frileux devant un film sélectionné au festival de Cannes.  (Eh oui, ça arrive.) Mais, après un brin de persuasion, nous voilà tout de même franchir les portes du cinéma Le Zola.

L’avantage d’un cinéma de proximité : son accueil !

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Vue de la salle du cinéma Le Zola depuis l’écran. Avis aux amateurs, ces fauteuils bleus sont très confortables ! Crédit photo : Cinéma Le Zola

Arrivés au guichet, déjà première bonne surprise : le matériel d’audiodescription (casque et boitier) était sur place, derrière la caisse et ça, c’était vraiment priceless. Pas d’attente (relativement) longue, comme, par exemple, pour aller voir Doctor Strange à l’UGC de la Part-Dieu en novembre dernier. Mise à part l’accessibilité directe du matériel, autre qualité non négligeable : le contact humain ! J’ai trouvé l’attitude du guichetier particulièrement aimable et prévenante. Un souci avec le matériel ? Ne pas hésiter à le prévenir ! Il n’y a eu aucun souci et l’audiodescription était, selon Monsieur, de qualité. Nous étions une dizaine à l’intérieur de la salle sur les 241 personnes que le Zola peut accueillir. Le silence pendant la projection mis à part les rires (comprendre les miens) a tout de suite agréablement participé à l’ambiance du film.

Décryptage de la séquence d’ouverture d’Ava.

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Premier aperçu du visage du personnage d’Ava à l’écran en plan rapproché.

Cette ambiance est installée dès les toutes premières secondes du film et là, le travail musical de Florencia di Concilio est très intéressant, je trouve. Il y a un contraste fort et déstabilisant, presque coup de poing, entre l’image et la musique dans cette séquence (et dans tout le film). Plan large sur une plage irradiée par le soleil, bondée et bruyante où l’apparition d’un magnifique chien noir, plein de malice qui circule librement entre les vacanciers, déclenche une musique très inquiétante. C’est là que le spectateur rencontre Ava, allongée nonchalamment, une barquette de frites à peine entamée sur le ventre que le chien va s’empresser de dévorer. Rires de la salle. Normal.

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Au premier plan, Ava est allongée, assoupie, sur une berge. Une barquette de frites est posée sur son ventre. Elle porte un maillot de bain tricolore : rose, bleu clair et bleu marine avec des brettelles blanches. Au second plan, un chien noir s’approche d’elle. Des vacanciers sont installés sur les berges et sur la plage. Crédits photo : Unifrance.

Et là, toute la symbolique du film se dévoile. On va l’apprendre plus tard à demi mots puis très clairement, Ava est atteinte de rétinite pigmentaire, une maladie évolutive qui conduit progressivement à la cécité après la perte de la vision nocturne et le rétrécissement du champ visuel. Dans cette scène, rien ne laisse penser qu’Ava est malvoyante même si elle a l’air un peu hagarde et peu sûre d’elle-même. Les joies de l’adolescence, voilà tout. Sauf que ce chien noir a tout l’air d’être de mauvaise augure et la musique nous le fait bien sentir. Fortement. Pour Ava, eh bien, ce n’est qu’un chien et en bonne ado de treize ans, elle annonce à sa mère en rentrant qu’elle veut un chien ! Ce chien, elle l’aura coûte que coûte en le volant à son propriétaire, un jeune vagabond, Juan, poursuivi par les autorités. Là, commence son voyage initiatique. Selon moi, ce chien a tout l’air de représenter la progression de sa maladie, cette obscurité invasive qui va l’accompagner tout au long de la narration et en même temps, son ticket pour la liberté. Pour des premières et des dernières fois.

Un film aérien et onirique.

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Ava est dans son char à voile. Elle porte des lunettes de protection. Elle lève les mains, le pouce et l’index écartés pour mesurer son champ de vision. Crédits photo : Unifrance.

Beaucoup de critiques, excellentes d’ailleurs comme celle de Vues intérieures (blog que je vous recommande vivement), qualifient ce film de solaire. Film estival oblige, le soleil est partout et le beau travail de la photographie de Paul Gilhaume s’en ressent. On jongle beaucoup entre luminosité accrue et clair-obscur et là, bien sûr, le parallèle entre la vie d’Ava et le travail visuel est évident. Personnellement, c’est son coté aérien qui m’a séduit. Par exemple, le geste tout en grâce et rondeur que fait Ava avec les mains pour mesurer son champ de vision alors qu’elle pivote sur son char à voile. Ou encore, les vagues contre lesquelles elle se bat, les yeux bandés et totalement nue, pour, je cite, « s’endurcir ». Ou encore, ce toit sur lequel elle monte, toujours aveuglée et une canne improvisée entre les mains, défiant la gravité et les nerfs du spectateur.

Qui dit parcours adolescent, dit rêves et cauchemars. Tout le film est baigné d’onirisme, digne des films de Luis Buñuel.  Moi qui suit une petite nature au cinéma, j’ai frissonné devant plusieurs scènes où les cauchemars d’Ava sont mis en scène et stylisés. Ces moments étaient vraiment inconfortables tout comme ceux où des figures de l’autorité apparaissaient à l’écran: la mère qui m’a semblé très antipathique, la police à cheval cuirassée et surtout la descente policière très musclée dans un camp de gens du voyage. Vous pouvez regarder cette interview de la réalisatrice ci-dessous où elle explique entre autres le lien entre son film et la montée de l’obscurantisme :

Quel regard sur la malvoyance ? 

Et la malvoyance dans tout ça ? Son traitement m’a paru à la fois très subtil et incomplet. Subtil parce que vu principalement en première personne grâce au jeu fantastique de Noée Abita qui dégage une présence folle et une sensualité dévastatrice. Certains crieront à l’impudeur (mon voisin de séance, le premier) mais c’est justement ce coté impudique qui change du traitement mélodramatique, tire l’œil de certains films sur la cécité. Alors, oui, on voit quelques paires de seins mais, l’adolescence sans la découverte de son intimité n’a pas beaucoup de sens. Ava perd progressivement la vue mais elle n’a rien d’une coquille vide. Au contraire, elle s’épanouie justement l’été où elle perd la vue. C’est un personnage légèrement immoral (elle se qualifie elle-même de « méchante » et le film confirme sa malice d’ado) et, j’aime ça. Au même titre que Lucien dans le roman Look de Romain Villet (dont je vous reparlerai très vite sur Ecoute & BRAILLE), les aveugles n’ont pas à être toujours lisses et angéliques dans la fiction.  Ava vit une transition dans sa vie : entre l’adolescence et la vie adulte mais aussi entre une vie banale et une vie totalement folle et romanesque. 

Pourquoi un traitement incomplet alors ? A la sortie de la séance, j’étais un peu frustrée de la durée du film qui m’a paru passer vraiment vite. Fin ouverte oblige, le spectateur est laissé là, sans réponses. Si Ava dit qu’elle a peur de n’avoir vu que de la laideur avant de perdre la vue, la laideur et la violence de certaines scènes m’ont fait un peu le même effet. En fait, je me suis posée beaucoup de questions : pourquoi Léa Mysius a t-elle choisi ce thème comme premier film après plusieurs courts-métrages (qu’il me tarde de voir) ? Pourquoi une métaphore et pas un film réaliste, « naturaliste » comme elle l’entend ?

En fait, quelque part, je préfère me souvenir de ce film en pensant à la scène où Ava danse sur « Sabali » (à écouter ci-dessus), le sourire aux lèvres plutôt qu’à la scène chez l’ophtalmologue, purement réaliste qui m’a paru étrangement fausse et douloureuse.

La beauté sauvera le monde. 

Cette phrase emblématique de L’Idiot de Dostoievski résume assez bien ce film et l’impression que j’en ai eu.

Ava est encore à l’affiche dans 193 cinémas dont le Lumière Fourmi (Lyon), Le Club à Grenoble avec audiodescription et le cinéma Les Alizés à Bron sans audiodescription. Courez aller le voir et si c’est déjà fait, n’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires ou sur la page Facebook du blog !

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Affiche officielle d’Ava. Description. Au centre, en plan rapproché, une adolescente, Ava, pointe une fusil en direction du spectateur. Son corps est couvert d’argile, à part le contour de sa bouche et de ses yeux, légèrement plissés. Ses cheveux noirs sont relevés en chignon et deux branches lui font office de cornes. Derrière elle, l’azur du ciel et de l’océan illuminent la scène.

Fiche technique. Sorti en France le 21 juin 2017, Ava est le premier long-métrage de Léa Mysius, lauréate du prix SACD de la Semaine de la Critique 2017. Nommé au Festival de Cannes 2017 (Caméra d’Or). Avec Noée Abita (Ava), Laure Calamy (la mère d’Ava), Juan Cano (Juan) et Valentine Cadic (la serveuse/la mariée). Film produit par F Comme FilmTrois Brigands Productions et distribué par Bac Films Distribution. D’après un scénario de Léa Mysius et Paul Gilhaume (aussi directeur de la photographie). Musique : Florencia di Concilio. Durée : 1h45.

Vu au cinéma Le Zola : 117, cours Emile ZOLA à Villeurbanne. Accès : Métro A – Arrêt « République Villeurbanne ». Le cinéma se trouve à 10m de la sortie du métro, direction Vaulx-en-Velin La Soie. Préférez la sortie par l’escalator en tête de quai et tournez à droite.

 

[Semaine du 19 au 25 juillet] Cinéma en audiodescription à Lyon, Villeurbanne, Grenoble & Roanne.

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Baby Driver, comédie d’Edgar Wright, avec Ansel Elgort, Lily James et Kévin Spacey.

Cette semaine, après Roanne, c’est Grenoble et le cinéma indépendant Le Club qui rejoint ce récapitulatif de la programmation en audiodescription des cinémas dans la métropole de Lyon et dans la région Auvergne Rhône-Alpes. J’essaye progressivement d’élargir le champ, n’hésitez pas à me suggérer des lieux adaptés si vous en connaissez près de chez vous.

Vous pouvez suivre l’actualité du cinéma Le Club ci-après :

  • ici leur site internet (malheureusement, la page d’accessibilité est en pdf)
  • ici leur page Facebook.

La semaine dernière, je me suis laissée tenté par Ava de Léa Mysius que j’ai eu plaisir à voir au Zola. Je vous prépare une critique incessamment sous peu mais il est encore à l’affiche au cinéma Lumière Fourmi à Lyon et au Club à Grenoble). Je vous le recommande vivement !

Même si je doute d’aller le voir cette semaine, Baby Driver et Dunkerque font partie des films dont j’ai attendu la sortie avec impatience. Je suis heureuse de voir qu’au moins Baby Driver est disponible en audiodescription dans la majorité des cinémas adaptés. Peut-être qu’il faudra encore patienter à Lyon. En toute cas, les Roannais ont de la chance, Le Grand Palais le diffuse en AD !

Place au programme de la semaine !

Semaine du 19 au 25 juillet 2017

A Lyon, les cinémas Lumière ont aussi une programmation en audiodescription. Cliquez sur le titre du film pour en lire le synopsis et connaitre les horaires exacts.

Au Lumière Fourmi (68 RUE PIERRE CORNEILLE,  accès tram T1 Liberté) :

Les salles UGC proposent aussi chaque semaine une liste plutôt intéressante de films disponibles en audio-description. Il faut se présenter à l’accueil pour que le personnel vous mette à disposition  un casque et du matériel d’audiodescription.

ATTENTION. Le site des UGC a été actualisé. Pour accéder à la page d’accessibilité, cliquez sur « Infos pratiques » centré en haut de la page et faites dérouler la page pour connaitre la programmation en AD.

UGC Part-Dieu

  • BABY BOSS 
  • LES SCHTROUMPFS ET LE VILLAGE PERDU
  • PIRATES DES CARAÏBES
  • WONDER WOMAN
  • LA MOMIE
  • EVERYTHING EVERYTHING
  • LE MANOIR
  • MON POUSSIN
  • MOI MOCHE ET MECHANT 
  • LOUE MOI 
  • SPIDERMAN 
  • OZZY 
  • LA COLLE 
  • LES AS DE LA JUNGLE 
  • SALES GOSSES
  • BABY DRIVER

UGC Cité Internationale

  • MON POUSSIN
  • BABY BOSS,
  • GRAND MECHANT RENARD
  • PIRATES DES CARAIBES,
  • WONDER WOMAN,
  • LOUE MOI,
  • LES AS DE LA JUNGLE (AVP),
  • MOI MOCHE ET MECHANT,
  • MBRASSE MOI
  • GRAND FROID,
  • SPIDERMAN,
  • KO

UGC Confluence 

  • LES SCHTROUMPFS ET LE VILLAGE PERDU,
  • CE QUI NOUS LIE
  • LE GRAND MECHANT RENARD,
  • LES AS DE LA JUNGLE,
  • SPIDERMAN: HOMECOMING
  • MOI MOCHE ET MECHANT 3
  • LA COLLE
  • SALES GOSSE

UGC Astoria (Accès Métro A : Masséna)

  • VISAGES VILLAGES 
  • MOI, MOCHE ET MECHANT 3 à 11h00, 13h30, 15h25 et 17h20

A Villeurbanne, le cinéma associatif Le Zola propose une partie de sa programmation en audiodescription. Ce cinéma est équipé du dispositif Twavox.

Cinéma Le Zola (Métro A – République Villeurbanne)

  • Grand froid de Gérard Pautonnier entre drame et humour noir sur fond d’entreprise de pompes funèbres.

A Roanne, le cinéma Le Grand Palais propose une toute aussi belle programmation en audiodescription. Cliquez sur le lien pour en savoir plus sur les horaires exacts.

Les sorties de la semaine :

Toujours à l’affiche cette semaine : 

A Grenoble, le cinéma Le Club intègre l’audiodescription à sa programmation mensuelle. Vous êtes grenoblois ? Cliquez sur le titre du film pour y lire le synopsis et les horaires.

Bonne séance en audiodescription !

[Traduction Huffpost.com] « Colère aveugle : les handicapés sont encore hors-champ à Hollywood » par Michael Levin.

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Photo de tournage du film Blind (2017) de Michael Maller avec Alec Baldwin (au centre, manteau noir avec une canne blanche) et Demi Moore (à droite, long manteau beige à motifs floraux noirs). Un cameraman avec sa perche télescopique est à la toute gauche de l’écran. Source photo : © FameFlynet Pictures
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Michael LEVIN Source photo : Prweb

Cet article est une traduction de l’article « Blind Rage: In Hollywood, The Real Disabled Are Still Out Of Sight » de Michael Levin, auteur à succès du New York Times et fondateur de BusinessGhost, publié initialement sur le site Huffingtonpost.com (cliquer pour lire l’article original en anglais). Merci infiniment à Michael de m’avoir autorisé à traduire son travail. 

This article is the translated version of New York Times bestselling author and BusinnessGhost‘s CEO Michael Levin‘s article ‘Blind Rage: In Hollywood, The Real Disabled Are Still Out Of Sight’, originally published at Huffingtonpost.com. Thank you so much Michael for permission to post this translation on my website.

Dans Blind, tout juste sorti cette semaine en salles (NdT ; aux USA; Sortie prochaine en France), Alec Baldwin joue un homme aveugle et c’est ce qui énerve ceux qui défendent les handicapés.

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Jay Ruderman (Crédits photos : © Noam Galai)

Voilà ce qu’en dit Jay Ruderman, directeur général de la Ruderman Family Foundation qui soutient l’inclusion sociale des handicapés aux Etats-Unis :

« Je comprends que Baldwin soit la tête d’affiche mais pourquoi faire interpréter un homme aveugle par un acteur qui voit ? On ne verra jamais à l’écran un Afro-Américain joué par un type blanc maquillé en noir ou un latino par un indien d’Amérique. Donc, pourquoi les acteurs handicapés n’obtiennent pas ces rôles ? »

Les histoires sur les handicapés rapportent gros au box-office : ces vingts dernières années, plus de la moitié des acteurs oscarisés pour le Meilleur Acteur l’ont été pour des rôles de personnages handicapés.

Ruderman poursuit : « Hollywood répond qu’ils sont là pour faire de l’argent. Je comprends ça. Mais, n’est-il pas venu le temps de donner leur chance à des acteurs handicapés ? »

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Megan MATLIN dans Les Enfants du Silence (1987), un film de Randa Haines

Il prend comme exemple Marlee Matlin, une inconnue de 21 ans, qui a brillé dans Les Enfants du Silence (NdT : Children of a Lesser God en version originale).

« Qui dit que quelqu’un avec un handicap ne peut pas être au générique d’un film ? Les gens sont vraiment influencés par les divertissements. Des séries comme Ellen ou Will & Grace ont beaucoup changé le regard de la société américaine sur les homosexuels. Avec le handicap, ce n’est pas encore ça », rajoute Jay Ruderman.

Le philanthrope reprend : « Je n’ai vraiment rien contre Alec Baldwin. Je l’ai adoré comme tout le monde dans Saturday Night Live (NdT : une émission humoristique sur NBC avec des sketchs qui parodient la culture et la politique américaine). C’est un acteur extrêmement talentueux. Le problème, c’est que le rôle d’un homme aveugle devrait revenir à un acteur aveugle. Est-ce vraiment trop demander à Hollywood ? »

Jay Ruderman réalise que sa fondation et les campagnes de soutien d’autres associations pour l’inclusion vont surement aider ce film à attirer de l’audience, mais comme il le souligne :

« On n’y peut rien. Si vous attirez l’attention sur un problème, vous allez aussi le faire pour un film particulier qui parle de ce problème. Donc, à ce titre-là, nous aidons malgré nous un film qui n’a rien d’inclusif à vendre des billets… Peut-être que la prochaine fois, Hollywood pensera à faire bien les choses avec des acteurs handicapés. »

Ruderman ajoute que, parmi toutes les institutions américaines, Hollywood est peut-être la plus importante quand il s’agit de changer les esprits et les cœurs sur l’inclusion des handicapés. « Ce qui se passe dans telle industrie ne sort pratiquement pas de cette même industrie. Mais, ce qui arrive à Hollywood change le monde entier. Tout ce que nous voulons dire, c’est qu’ils distribuent tous les jours des premiers rôles à des acteurs sortis complètement de nulle part. Pourquoi ne pas faire percer et donner sa chance à un handicapé ? »

Comme le précise Ruderman, les handicapés représentent en réalité parmi les minorités la communauté la plus grande de la société américaine.

« Aujourd’hui, dans la sphère des médias sociaux, mettez une actrice ou un acteur porteur de handicap dans votre film et regardez ce que ça rapporte. Vous allez vendre une tonne d’entrées aux handicapés… et à tous les autres. », conclue Jay Ruderman.

[Semaine du 12 au 18 juillet] Cinéma en audiodescription à Lyon, Villeurbanne & Roanne.

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Ava de Léa Mysius. A l’image de gauche à droite : Noée Abita et Juan Cano dans les rôles d’Ava & Juan. 

Grand retour de la programmation hebdomadaire cinéma en audiodescription à Lyon et ses environs sur Ecoute & B.R.A.I.L.LE ! Seul changement, j’ai trouvé intéressant de rajouter la programmation du cinéma Le Grand Palais de Roanne, que je ne connaissais pas avant de découvrir Twavox (cliquer pour en savoir plus) dont il est équipé. De quoi agrandir votre choix si vous n’habitez pas Lyon ou Villeurbanne pour profiter du programme en audiodescription des UGC et du Zola.

Cette semaine, à titre personnel, je suis extrêmement tentée par le film de Léa Mysius Ava, sélection du Festival de Cannes, sur l’été haut en couleur d’une adolescente qui découvre qu’elle va perdre la vue.  La photographie a l’air très jolie et l’esprit rebelle qui se dégage de la bande-annonce (à regarder ci-dessous) donne vraiment envie.

Il est programmé au Zola aujourd’hui (16h15), jeudi (20h45), dimanche (14h30) et lundi (17h45).

Autre tentation de la semaine : Ce qui nous lie de Cédric Klapisch diffusé à l’UGC Confluence,  à l’UGC Astoria et au Grand Palais de Roanne.  Je l’ai raté la semaine dernière au Zola… Dommage !

Voilà la bande-annonce :

Bien sûr, les amateurs des films DC et Marvel trouveront leur bonheur avec Wonder Woman et LA sortie de la semaine, le nouveau Spiderman : Homecoming. La fangirl en moi ne peut que conseiller.

Trêve de bavardages, place au programme de la semaine  !

Semaine du 12 au 18 juillet 2017

UGC Part-Dieu

  • BABY BOSS
  • LES SCHTROUMPFS ET LE VILLAGE PERDU
  • PIRATES DES CARAÏBES
  • WONDER WOMAN
  • LA MOMIE
  • EVERYTHING EVERYTHING
  • LE MANOIR
  • MON POUSSIN
  • MOI MOCHE ET MÉCHANT 3
  • LOUE MOI
  • SPIDERMAN HOMECOMING
  • OZZY

UGC Cité Internationale

  • MON POUSSIN
  • BABY BOSS
  • GRAND MECHANT RENARD
  • PIRATES DES CARAIBES
  • WONDER WOMAN
  • LOUE MOI
  • LES EX
  • MOI, MOCHE ET MÉCHANT 3
  • EMBRASSE MOI

UGC Confluence uniquement 

  • CE QUI NOUS LIE
  • CHERCHEZ LA FEMME
  • LES HOMMES DU FEU
  • LES AS DE LA JUNGLE

UGC Astoria (Accès Métro A : Masséna)

  • VISAGES VILLAGES
  • CE QUI NOUS LIE
  • LES HOMMES DU FEU
  • MOI, MOCHE ET MÉCHANT 3 à 11h00, 13h30, 15h30 et 17h50;

A Villeurbanne, le cinéma associatif Le Zola propose une partie de sa programmation en audiodescription. Ce cinéma est équipé du dispositif Twavox pour ces films.

Cinéma Le Zola (Métro A – République Villeurbanne)

  • Le thriller K.O de Fabrice Gobert
  • Ava de Léa Mysius sur l’étrange odyssée d’une adolescente en train de perdre la vue.

A Roanne, le cinéma Le Grand Palais propose une toute aussi belle programmation en audiodescription. Cliquez sur le lien pour en savoir plus sur les horaires exacts.

Bonne séance en audiodescription !

Twavox, l’application au cinéma accessible aux déficients visuels, aux sourds et aux malentendants.

Votre cinéma est équipé du système Twavox : renforcement sonore, audiodescription, sous-titres en version sourds et malentendants ? Étapes à suivre : télécharger l’application Twavox pour portable et tablette sur Appstore ou Google Store (ouvrir l’hyperlien), passer en mode avion et se connecter au réseau wifi Twavox, lancer l’application et choisir l’aide auditive qui vous convient. Plus d’informations sur twavox.com (ouvrir l’hyperlien).

Quelques innovations permettent de faciliter grandement la vie et le quotidien des aveugles et des malvoyants.  Connaissez-vous l’application Audiospot (ouvrir l’hyperlien), service de géolocalisation qui propose des informations utiles sur le lieu où l’on se trouve, les horaires d’un arrêt de bus par exemple ? La télécommande pour les feux tricolores avec synthèse vocale (ou répétiteur de feux piétons) pour traverser aux carrefours au bon moment, à la demande gratuitement dans toutes les mairies de la Métropole de Lyon ? Ou encore la toute première tablette tactile en braille INSIDEONE d’Insidevision made-in-France, créée par Damien MAUDUIT, professeur en technologie du handicap dans l’Essonne, accessible autant aux non-voyants qu’aux malvoyants ?

L’accessibilité culturelle n’est pas en reste. J’ai découvert récemment l’application Twavox destinée aux spectateurs sourds, malentendants ou déficients visuels avec 75 cinémas déjà équipés en France. Quel en est le principe ? Une fois téléchargée sur Play Store ou Apple Store, l’application leur permet d’accéder sur leur téléphone ou leur tablette au choix :

– à la piste d’audio-description
– aux sous-titres SME (en version sourds et malentendants)
– ou au renforcement sonore pour les malentendants.

75 cinémas en France donc (oui, c’est peu) dont 6 dans la région Auvergne-Rhône-Alpes :

  • à Lyon : le C.N.P. Bellecour, le Pathé Carré de Soie et le Pathé Vaise,
  • à Villeurbanne : depuis avril 2017, le cinéma Le Zola que je ne présente plus ici ! Le Zola met à disposition des casques et des colliers d’induction à brancher sur la prise casque du téléphone. Il sera d’ailleurs bientôt équipé de quelques tablettes de prêt pour les spectateurs concernés sans matériel compatible. Merci encore au projectionniste Jérémie pour la découverte et ses précieuses informations.
  • à Bourg-en-Bresse : le multiplexe L’amphi 
  • à Roanne : le cinéma Le Grand Palais 

Et si vous n’avez pas la chance d’habiter dans la région (personne n’est parfait, après tout !), vous pouvez retrouver la liste des lieux équipés sur l’ensemble du territoire en consultant cette page (ouvrir l’hyperlien) et en cliquant sur l’onglet à gauche « Carte des sites ».  Une liste sous forme de tableau récapitule tous les cinémas où vous pourrez utiliser Twavox.

Concrètement, si votre cinéma est équipé, voici en vidéo la marche à suivre avant votre séance :

Sans l’avoir vu expérimenter pour l’instant, je suis plutôt emballée par cette initiative tout récemment développée même si l’offre reste limitée.

Maintenant, encore faut-il que l’information passe et que le public concerné soit au courant. Et c’est là que le travail de communication des cinémas équipés commence ! Par exemple, parmi les sites internet des six cinémas auvergnats et rhônalpins équipés, seul Le Zola mentionne clairement dans sa programmation les séances en Twavox en plus de l’A.D (audiodescription) et des SME. Rien à signaler pour les autres (pas même une page accessibilité comme peut le proposer à sa manière l’UGC à Lyon) mis à part celui de Roanne qui intègre dans son programme les logos d’accessibilité.

Niveau pratique, il est bien sûr conseillé de charger correctement son matériel au préalable même si un film n’est sensé consommer que 35% de la batterie de votre appareil. J’ai pu lire que les avis sont partagés parmi les spectateurs sourds et malentendants qui préfèrent la VO et donc la VOST en version SME (sourds et malentendants). Je ne m’y connais pas beaucoup mais j’ai l’impression que de toute façon, c’est plutôt la VFSTF qui est la plus répandue en la matière avec HI (renforcement auditif). Par contre, pour les spectateurs déficients visuels, je crois que c’est une vraie chance. Il suffit de lire pour le comprendre l’avis plutôt positif de l’association Cinésens (cliquer pour lire l’article original) qui a participé au test et à la démonstration de Twavox au Pathé Vaise. Si la gestion en caisse et à l’accueil sont facilitées (plus besoin dans ce cas d’attendre que le matériel soit descendu), je suppose tout de même que les spectateurs ne sont pas totalement laissés à eux-mêmes. D’où l’intérêt de disposer d’un matériel de prêt afin que le contact humain demeure bien.

N’hésitez pas à donner votre avis ou à témoigner dans les commentaires si vous avez pu tester Twavox. Et si vous ne connaissiez pas Twavox, parlez-en à votre entourage parce que l’accessibilité culturelle passe aussi par chacun de nous !